Jour 12 : Samedi 21 février. Kyoto

8h : Je me suis levé tôt aujourd’hui, afin d’arriver au temple To-Ji à l’heure où Kyoto se réveille. Le 21 de chaque mois se tient une grande brocante autour de ce temple, pour célébrer l’anniversaire de son fondateur, ou un truc du genre. Il y a près de 300 exposants, et on trouve de tout : des kimonos, des poteries, des statues, de la nourriture diverse et variée, des plantes…

Alors que je vois un kimono qui me plait bien, et que je voulais acheter, le vendeur me signale que c’est un modèle pour femme. Sympa de sa part, il aurait pu rien me dire. En fait, c’est très simple de faire la différence : ceux pour femmes sont ouverts sous les manches, et pas ceux des hommes. Et du coup, le choix se restreint : autant pour les femmes y’en a des milliers (et pas forcément hyper coloré et tout ; en l’occurrence celui que je voulais il était tout noir), autant pour les hommes, c’est soit noir, soit marron, soit bleu marine. Et en général sans motif.

Mais une fois acheté le kimono, le plus dur est à venir : trouver une ceinture pour le fermer ! Là encore, pour les femmes, y’a du choix, et certains de ces obi (le nom de la ceinture) s’apparentent plus à des oeuvres d’art qu’à du textile ; mais les obi pour homme, c’est plus dur à trouver. C’est toujours pareil de toute façon : dès qu’on parle de fringues, y’en a que pour les femmes. Ah oui, je parlais d’oeuvres d’art plus haut : kimonos et obis peuvent atteindre des sommes astronomiques…

Brocante à To-JiBrocante à To-Ji

10h : Je me promène également dans le temple, qui a la plus haute pagode du Japon (cette fois, c’est sûr, pas comme pour la numéro 2).

Pagode To-Ji

11h : Derrière le temple se trouve le parc Umezaki, qui comme son nom l’indique comporte beaucoup de pruniers. Ca tombe bien, c’est l’époque de leur floraison. J’y vais donc prendre un bol de verdure, et prendre également quelques photos, au son des trains qui passent tout près. Bon, on peut pas tout avoir. Comme les cerisiers japonais ne donnent pas de cerises, ces pruniers ne donnent pas de prunes. Mais je vous conseille de goûter les prunes salées. On appelle ça umeboshi (ume veut dire prune), et ça a un goût totalement indéfinissable.

Prunes

12h : Direction le quartier de Gion, où j’étais déjà allé de nuit. C’est le quartier des geishas…. Alors, en ai-je vu ? Suspense, roulement de tambour…. Et bien non. Il y avait pas mal de femmes très bien coiffées et portant de magnifiques kimonos, mais pas de vraie geisha. Pour ma défense, il ne resterait plus que 1500 geishas au Japon, dont 300 à Gion. Et puis, le moment n’était sans doute pas le mieux choisi… Le quartier en tout cas abrite de très nombreuses maisons de bois, on se croirait presque revenu un siècle en arrière s’il n’y avait pas ces horribles fils électriques avec leurs immenses et immondes transformateurs.

Gion

Et voila, c’est fini pour Kyoto. Nicolas Bouvier, un écrivain suisse qui y a vécu, à dit que Kyoto est l’une des dix villes où il vaut la peine d’habiter. Je ne sais pas quelles sont les neuf autres, mais je ne peux qu’acquiescer. Kyoto est une ville très agréable, où le temps semblent passer plus lentement, loin de la frénésie de Tokyo. Les différents temples et sanctuaires semblent se trouver hors du temps, alors que les grandes avenues possèdent leur quota de modernité. En plus, découvrir la ville en vélo ou à pied est un régal, de part les nombreux parcs qui la sillonnent.

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