Jour 1 : Le Cercle d’or en hiver

Avant propos

L’Islande, enfin ! A la fin de mon séjour en juin 2012, je m’étais promis d’y revenir en hiver. Gullfoss gelée, voilà qui doit impressionner !

J’ai réservé mon aller-retour avec la compagnie islandaise à bas-coût Wow Air, mais celle-ci a d’abord annulé mon vol retour (m’obligeant à prendre un billet plus cher sur Icelandair), avant de décaler mon vol aller de 12h à 21h le vendredi, ce qui me fait perdre une demie-journée sur place – que j’aurais sans doute passée au Blue Lagoon. Je ne conseillerai donc pas cette compagnie, bien que le vol s’est très bien déroulé.

A mon arrivée, je prends le Flybus directement de l’aéroport jusqu’au Kex Hostel.

L’établissement est situé à deux pas du centre-ville et propose des prix bas pour l’Islande (sauf en été, où ils doublent). Il brille par son atmosphère, cossue mais décontractée. Une bonne adresse pour l’hiver (l’été, le camping permet de substantielles économies), d’autant qu’en cette saison, c’est plutôt vide : nous ne sommes que trois dans mon dortoir prévu pour dix.

IMG_0640 IMG_0635 IMG_0641

Samedi 11 janvier

Réveil à 9h15… Ou est-il plus tôt ? Me suis-je trompé en changeant d’heure ? Dehors, il fait nuit noire, c’est déstabilisant. Je descends dans la salle de restaurant de l’hôtel pour mon petit déjeuner, et l’atmosphère est unique : il est presque 10h, mais la nuit, la lumière tamisée et musique discrète, le calme des voyageurs donnent l’impression d’être dans un chic hôtel colonial au début du siècle dernier.

IMG_0636

Je pourrais, et aimerais, visiter le marché aux puces qui se tient chaque samedi à Reykjavik, mais la prudence et la météo dictent mes choix : je vais profiter du beau temps pour faire le Cercle d’or. Si le temps de gâte les prochains jours, il me sera bien plus compliqué d’y aller.

En sortant de l'hôtel, j'ai une petite demie-heure de marche jusqu'à l'agence de location de la voiture. L'occasion de découvrir une Reykjavik déserte.

En sortant de l’hôtel, j’ai une petite demie-heure de marche jusqu’à l’agence de location de la voiture. L’occasion de découvrir une Reykjavik déserte.

Un bateau viking, hommage à l'histoire du pays.

Un bateau viking, hommage à l’histoire du pays.

En passant là, j'ai eu l'impression d'être en Sibérie ; une Sibérie tendance "base militaire soviétique dans un James Bond".

En passant là, j’ai eu l’impression d’être en Sibérie ; une Sibérie tendance « base militaire soviétique dans un James Bond ».

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

A 11h, le soleil se lève. Je sors de la ville.

Mes premiers kilomètres sont hésitants : en bon Breton, je n’ai jamais l’occasion de conduire sur la neige (et en bon Breton émigré à Paris, je n’ai jamais l’occasion de conduire où que ce soit). Mais les routes sont plutôt dégagées et surtout désertiques, je peux donc bien rouler, au milieu de la chaussée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA IMG_0389

Sur une centaine de kilomètres, un paysage entièrement blanc s’offre à moi. Un paysage d’une incroyable beauté, qui me donne l’impression d’être seul au monde. Plus encore que l’Islande estivale, où les touristes sont bien plus nombreux.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Neuf kilomètres avant la cascade de Gullfoss se trouve Geysir, un geyser, LE geyser même, puisque c’est lui qui a donné son nom à tous les autres.

Je m’y étais déjà arrêté en 2012 (mais ça n’apparaît pas sur mon carnet de l’époque, qui est incomplet. J’étais trop fatigué pour écrire les deux derniers jours sur place, et quand j’y voulu m’y mettre après être rentré, je me suis rendu compte que ça ne sonnait pas naturel), mais j’y fais quand même un arrêt. Déjà, parce que j’ai pas grand chose d’autre à faire, et surtout parce que c’est assez impressionnant.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

S’il est loin d’être le plus grand geyser du monde (qui est à Yellowstone, je crois), c’est l’un des plus régulier : il s’active toutes les cinq minutes environ et projette de l’eau chaude à 20 mètres de haut. En fait, celui-ci n’est pas Geysir, mais Strokkur. Geysir est à côté, mais ne s’active qu’une ou deux fois par jour et projette de l’eau à 80 mètres de hauteur.

Le champ géothermique autour des geysers.

Le champ géothermique autour des geysers.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ensuite, place à la cascade qui justifie à elle-seule ce voyage : Gullfoss. Un des plus beaux paysages islandais. Une double chute (11 mètres et 23 mètres) dans un canyon, au milieu d’un parc naturel classé.

J’espérais la voir gelée, je ne suis pas déçu, la voilà dans un superbe écrin de glace. Et alors qu’en été, les cars de touristes s’y succèdent, je suis quasiment seul cette fois.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Alors que je reprends la direction de Reykjavik, voilà que le soleil de couche. Allons bon, il est 15h25. Ce fut rapide !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ça ne m’empêche pas de m’arrêter dans le parc national de Þingvellir, le site du premier parlement islandais, mis en place en 1930. Là encore, la neige magnifie l’endroit, même si elle ne rend pas son exploration très simple !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Par curiosité, je vais jeter un œil àla cascade Öxarárfoss (en me perdant en chemin et en espérant que je tombe pas sur un troll) : elle est entièrement gelée !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pour rappel, voici ce à quoi elle ressemble en juin :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEst-ce le froid, la marche dans la neige ou tout simplement la fatigue accumulée, je me sens extrêmement fatigué et décide donc, dès mon retour à Reykjavik, d’aller manger.

Il fait frisquet !

Il fait frisquet !

Je me refais un Lamburger (burger à l’agneau) à la Hamburger Fabrik, un restau qui fait des burgers déments et où les serveuses sont toutes super mignonnes. Je ne sais pas si elles sont choisies en fonction de leur physique, ou si c’est juste que les Islandaises sont jolies…

Tentative de réponse à cette question fondamentale.

Tentative de réponse à cette question fondamentale.

IMG_0492

Après ça, je rentre à l’hôtel rédiger ce texte en buvant un verre. Il est 21h et je tombe de sommeil…

A la base, j’avais prévu de ressortir ce soir pour essayer de voir une aurore boréale (j’ai tanné tout le monde avec ça depuis des semaines). Mais je le sens vraiment pas d’attaque, et en plus j’ai bu une bière au restau (et apparemment, le taux d’alcoolémie au volant est à 0 ici). Faut dire que juste avant que j’aille manger, les prévisions étaient très mauvaises pour ce soir. Maintenant, elles se sont améliorées. Bah, tant pis. Je préfère ne pas voir d’aurore boréale que de finir dans le fossé ou au poste.

PS : j’apprendrai le lendemain que des gens sont sortis jusqu’à 4h du matin pour essayer d’en voir. Ils ont vu « un peu de vert dans le ciel », mais sans savoir si c’était vraiment une aurore ou une hallucination due au fait d’être resté 8h dans le froid à regarder le ciel.

Une réflexion au sujet de « Jour 1 : Le Cercle d’or en hiver »

  1. Ping : Jour 1 : Le Blue Lagoon | Les voyages de Morgan

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s