Jour 2 : Le palais du Potala et le temple de Ramoché

Mardi 29 juillet

L’avantage, quand on est dans un groupe de cinq, c’est qu’on peut décider de sortir de l’hôtel à 9h30, histoire de se reposer un peu et de profiter du petit déjeuner.

Avant d’aller au Palais du Potala (dont les billets d’entrée sont valables à une heure précise), on va refaire un tour dans la vieille ville.

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OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est pour nous l’occasion d’être témoin de notre premier cas d’abus policier sur une vieille dame tibétaine. On en verra d’autres.

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À 11h, nous nous rendons enfin au Palais du Potala, le joyau du Tibet, qui surplombe la ville. Il a été construit au 7e siècle par le roi tibétain Songtsen Gampo puis agrandi au 16e siècle par le 5e Dalaï-lama. Les travaux ont duré 43 ans : le Dalaï-Lama est mort avant, mais pour ne pas démotiver les ouvriers, son décès a été caché au peuple pendant 12 ans.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAIl a revêtu ensuite un caractère à la fois politique et religieux, jusqu’à l’arrivé des Chinois en 1959. Le Dalaï-Lama actuel (le 14e) s’est alors exilé en Inde, et le Palais est devenu un aimant à touristes coiffé d’un drapeau chinois.

Dressé à flanc de montagne et haut de 13 étages, le bâtiment est extrêmement impressionnant et restitue très bien la puissance qu’il représente(ait).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERALe palais fait 999 pièces (plus une grotte), mais on n’en visite qu’une trentaine : des chapelles, des salles de cérémonie et de réception, et les appartements du Dalaï lama lorsqu’il est là.

Photos interdites à l’intérieur, comme dans la plupart des temples et monuments importants.

La visite est très intéressante, bien qu’on soit un peu portés par la foule. Il y a bien un quota de visiteurs par heure, mais les couloirs et escaliers (raides et étroits) n’ont pas été conçus pour le tourisme de masse.

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Le palais comprend notamment les très impressionnants tombeaux des dalaïs-lama, des mastodontes d’or pur de plusieurs centaines de kilos. Les sages y ont momifiés dans une position de méditation.

Observation intéressante : tous les touristes occidentaux sont accompagnés d’un guide tibétain, alors que les Chinois sont guidés par un chinois. Je pense qu’on ne doit pas entendre la même histoire…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERADevant le Potala se dresse, sur une esplanade, le « Monument de la libération pacifique du Tibet ». Cette structure de 37 mètres de haut, censée représenter l’Everest, fait vraiment figure de volonté d’humiliation envers les Tibétains. « Oui, mais bon, c’était les années 1960, on peut comprendre cette volonté de propagande », me direz-vous. Eh bien non : le monument a été inauguré en 2002.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès un copieux déjeuner dans un restaurant tibétain, nous allons en début d’après-midi visiter le temple Jokhang, situé au cœur de la vielle ville.

C’est le plus important temple de Lhassa et le premier temple érigé au Tibet. Il a été construit en même temps que le Potala, en 639. À l’époque, le roi Songtsen Gampo était le plus puissant des souverains de la région, après avoir battu les Chinois, les Mongols et les Népalais.

Suite à ses victoires, il a épousé une Chinoise, une Népalaise et trois Tibétaines. Le temple de Jokhang a été construit pour accueillir la dot de la princesse népalaise. Un autre temple, celui de Ramoché, a accueilli la dot de la princesse chinoise.

Ces deux temples ont échappé à la destruction pendant la Révolution culturelle par un stratagème des moines : ils ont transportés les objets népalais dans le temple chinoise, et vice-versa. Quand les Gardes rouges sont arrivé à Jokhang, les moines leur ont dit de ne pas le détruire, car il appartient au Népal (et que détruire des temples de ses voisins n’est jamais une bonne idée de politique étrangère). Les Gardes rouges sont alors allé à Ramoché, où ils se sont entendu dire « vous ne pouvez pas détruire celui-là non plus, il abrite les objets de la princesse népalaise. » Bien fait pour leur gueule !

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Un des quatre "gardiens" du temple.

Un des quatre « gardiens » du temple.

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Le temple est vraiment beau : c’est un mix d’architecture tibétaine, han, népalaise et indienne. On peut y admirer une statue de Sakyumani à douze ans, grandeur nature. Elle date du 5e siècle avant Jésus-Christ et a donc été apportée ici par la princesse chinoise (après la Révolution culturelle, les objets n’ont pas été remis dans leurs temples initiaux).

Le temple est aussi l’un des plus vénérés de tout le Tibet car il abrite une statue du Jowo, représentant le jeune Bouddha, qui aurait été sculptée de son vivant.

Il est aussi possible de monter sur le toit pour admirer la rue Barkhor, le cœur de la vieille ville.

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Nous avons ensuite trois heures de libre avant de se retrouver pour le dîner. Certains en profitent pour se reposer ou aller acheter des souvenirs. Pour ma part, je continue la visite, accompagné de notre guide qui est très content de répondre à mes nombreuses questions.

Il me conduit d’abord, à ma demande, au temple Ramoché, qui abrite donc les présents de la princesse népalaise. Le plus important est une statue de Sakyumani à l’âge de huit ans.

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Le temple Ramoché

Le temple Ramoché

Le temple est réservé aux touristes l’après-midi, ce qui veut dire que nous sommes seulement une poignée. Ça nous permet de rester plus longtemps pour admirer les peintures, qui viennent d’être restaurées, et de discuter du bouddhisme.

C’est Songtsen Gampo qui a introduit le bouddhisme au Tibet. Alors que le royaume Tubo était le plus puissant de la région et avait battu tous ses voisins, le roi a réuni ses sujets et leur a dit : « les gars, c’était bien cool de faire la guerre, mais vu qu’on a battu tout le monde et qu’on a plus rien à prouver, j’ai décidé que maintenant on se contenterait de prier pour la paix dans le monde et le bien-être de l’Humanité ». C’est comme ça que le pays a perdu sa puissance militaire (et qu’ils n’ont rien pu faire quand les Chinois ont débarqué 13 siècles plus tard).

Après le temple Ramoche, Phuntsok me conduit au monastère Gueymey (malheureusement fermé) puis dans le tout petit temple Nechong. Il appartient au monastère Drepung, l’un des trois plus puissants du Tibet. C’est ici que les Dalaï-Lama venaient se faire conseiller par l’oracle. Là encore, pas de photos autorisées.

Le temple Néchong. Les logements autour de la cour étaient à l'origine destinés aux moines, qui ont été expropriés durant la Révolution culturelle.

Le temple Néchong. Les logements autour de la cour étaient à l’origine destinés aux moines, qui ont été expropriés durant la Révolution culturelle.

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Gareth, le responsable de Young Pionneer Tours. Nous avons donc dans l’idée de dîner dans la vieille ville puis d’aller en boîte dans la nouvelle ville.

Finalement, on boit quelques bières dans deux bars, avant d’aller dans un bar de nuit où jouent des groupes locaux. J’y rencontre une très jolie jeune femme, en vacances dans la région…

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De gauche à droite : moi, Ben, Samm, Gareth et Vu.

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